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Les plans des étudiants paysagistes exposés à la commune d’Anderlecht

 Dans le cadre du cours « Atelier projet 2 », les étudiants du bloc 2 en architecture des jardins et du paysage ont travaillé avec la commune d’Anderlecht afin de proposer un projet d’architecture paysagère pour l’espace Stassart. L’objectif ? Réaménager l’espace pour reconnecter le parc Joseph Lemaire avec le square Claude Debussy.

Expo Ophélie

Avant de commencer l’élaboration du projet, les étudiants avaient reçu quelques consignes de la part des autorités communales : créer un espace partagé privilégiant les modes actifs de déplacement (vélo et piétons), introduire davantage de biodiversité et ne pas devoir creuser en profondeur. Après avoir reçu les directives, les étudiants ont formé des binômes pour travailler sur la première étape du projet : élaborer et soumettre un premier plan au service d’urbanisme de la commune.

Les étudiants ont ensuite poursuivi le projet individuellement. Ils avaient alors la possibilité de garder et de modifier le plan initialement soumis ou de repartir de zéro. Ces nouveaux plans ont été présentés à une partie du Collège communal (composé notamment de l’Echevine de l’urbanisme et d’experts communaux), qui a été fort séduit par la qualité et la créativité des travaux des étudiants paysagistes.

Depuis ce lundi 1er février, les travaux sont exposés dans la Maison communale et sont consultables sur le site de la commune. Les Anderlechtois ont par ailleurs été invités à voter pour le projet qui leur plaisait le plus ; celui-ci pourrait alors servir d’inspiration à la commune pour élaborer le permis d’urbanisme pour le réaménagement de ce tronçon d’espace public.

Interrogés sur le sujet, Ophélie et Arnaud, deux étudiants paysagistes ayant participé au projet, livrent leur témoignage. « C’était intéressant d’être confrontés à la réalité du terrain. Nous avons eu l’occasion de discuter avec des acteurs du paysage de la ville. Nous avons également dû porter une réflexion sur certains points sociaux et sur l’après : comment le projet allait-il évoluer ? Quel entretien l’espace nécessiterait-il ? Quels seraient les moyens requis ? etc. », raconte Ophélie. Et Arnaud d’ajouter : « C’était la première fois que l’on participait à un projet visant l’espace public. Nous avons dû prendre en compte beaucoup d’acteurs différents, pas seulement les personnes qui ont commandé les plans, mais aussi les personnes qui habitent dans la zone à réaménager, les visiteurs de cette zone, les parents qui déposent leurs enfants à la crèche non loin, etc. Il fallait également penser à la circulation des vélos et des personnes à mobilité réduite, aux accès pour les pompiers… Et tous les âges doivent s’y retrouver ! De plus, le secteur public implique plus de devoirs : le devoir de privilégier les espèces indigènes et d’éviter les produits phytosanitaires. La commune doit, en quelque sorte, montrer l’exemple. »

expo Arnaud

Les cours d’ateliers projets sont l’occasion pour les étudiants de se confronter à la réalité de la vie professionnelle et de mettre en pratique ce qu’ils ont appris dans les autres cours. C’est également une opportunité pour eux de découvrir les secteurs d’activité dans lesquels ils souhaiteraient travailler à l’avenir. Grâce à ces expériences, Arnaud s’est par exemple rendu compte qu’il préférerait travailler dans le privé. « Le secteur privé permet plus de liberté, car il y a moins de contraintes et d’acteurs à prendre en compte que dans le public. CeExpo Oph secteur implique d'ailleurs plus de responsabilités. Travailler pour le secteur public permet certes d’apprendre beaucoup en très peu de temps, mais j’ai l’impression que je m’y retrouverais moins d’un point de vue artistique. »

Quant à Ophélie, son choix se porterait plutôt sur le secteur public, car cela lui offrirait la possibilité « d’avoir un plus grand impact écologique, de pouvoir travailler sur des espaces où hommes et nature cohabitent, tout en essayant de garder un équilibre entre les deux. » Ophélie explique : « Nous avons déjà travaillé sur un projet de jardin en permaculture pour un client privé. C’était enrichissant, mais les projets publics permettent de toucher plus de monde, de travailler sur de plus grands espaces écologiques… Cela a plus d’impact sur le public. En effet, le client privé qui nous demandera un projet écologique sera déjà sensibilisé à la cause. En revanche, si on est chargé d’un projet écologique dans le secteur public, sa visibilité permettra de sensibiliser un nombre de personnes bien plus élevé. Je rejoins toutefois Arnaud sur le côté artistique ; il est vrai que ce n’est pas le premier critère pris en compte dans un projet public. »

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur le bachelier en Architecture des jardins et du paysage, consultez la page formation ci-après :  https://bit.ly/3orDeQY

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